Installation, Assise en latex, DNSEP, juin 2009

L'objet est provoqué par le croisement hybride entre ces excroissances filaires en tension et la manipulation parallèle d'une matière souple, le latex. L'hétérogénéité de la rencontre crée la possibilité d'un espace du trouble (rapport entre la tension des fils, leur détente potentielle, la mollesse de l’assise). L'objet est immobilisé dans l’espace. La présence du fil est désormais ténue, identifiable comme le prolongement de l’objet et de la matière jusqu'à en dissoudre les contours. Le mobilier s’ hybride, se métamorphose, devient immobilier, perd sa stricte efficacité fonctionnelle. Il se joue des connexions de l’espace, du fil et de l’objet. La matière de l’assise participe à l’ambiguïté de l’installation par ses évocations plurielles, épidermique, alimentaire, à laquelle se juxtapose une couture - suture. Le poids engendré par le corps provoque une légère détente des fils, les anime imperceptiblement.
Le schéma ci-dessous manifeste les intuitions à l'origine de ce projet d'installation :
Catalyseur 1 : la toile d’araignée paralysante et les collections d'insectes épinglés qui seront réinjectés plastiquement par l'immobilisation de l'objet dans l'espace.
Catalyseur 2 : la chorégraphie lente de l'anémone marine, réinterprétée par la détente des fils générée par le poids du corps sur l'assise.